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Mardi 13 mai 2008

Si vous voulez rendre une femme dingue (en l'occurence moi), rien de plus efficace qu'un mail bien ambigüe qui clôture (ou pas) une relation naissante et somme toute prometteuse (oui je sais! encore!! et alors? c'est MON blog! non mais!).

J'ai passé plus de dix jours à tenter de comprendre, décortiquer et analyser chaque terme qui constitue chacune des phrases de sa prose et qui pour moi n'ont absolument aucun sens. J'ai tourné et retourné tout ça, essayé toutes les explications possibles et cherché toutes les solutions humainement envisageables.

Et si la vérité était ailleurs? Un peu comme dans X Files....en plus terrestre!

Hier, alors que j'étais dans mon petit lit, le cerveau en ébullition...une phrase, pourtant reléguée au rang de détails de l'histoire, m'a sauté au visage comme autant de coca sauvage aprés agitation malencontreuse de la bouteille!

Une de ses premières questions, lors de ce fameux pomme-cerise, a été celle-ci et me semble aujourd'hui avoir peut être son importance: "doit-on avoir peur de toi?".
Je n'ai pas compris pourquoi il me demandait ça et j'ai même trouvé ça relativement incongru à ce stade si précoce. Mais mon ti esprit a occulté ce "détail" sous la pression de son sourire angélique qui a duré six heures.
Mais serait-il possible qu'il ait eu tout simplement la trouille?
N'a-t-il pas dit que le fait que ma famille l'apprécie ne faisait que rajouter "à sa pression"? Serait il possible que cet homme, aussi drôle et posé qu'il ait l'air, soit tout simplement si timide qu'il ait peur tout simplement de ne pas assurer et passer pour un con..de décevoir.

Cela expliquerait peut être qu'il n'ait fait que des petits pas histoire d'assurer la démarche. Ceci expliquerait qu'il ait enfilé un masque de clown pour me faire rire et oublier le malaise du moment. Cela pourrait indiquer aussi que son mail était au fond un véritable besoin de réflechir...pour être sur.

Oui je sais c'est quand même ce qu'il me dit pendant dix lignes....Bon.

Mais ménant que je lui ai répondu de manière super détachée, genre "m'en fous meme pas mal", je suis censée faire quoi moi????

Toute proposition est bienvenue...

par alie
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Lundi 12 mai 2008
Comment devient-on fou?
Est-ce que cela vient comme ça, par surprise, par angoisse ou par déception?
Est-ce que l'on peut perdre la raison par amour ou par haine?

Est-ce que l'on devient fou parce que l'on tient tant à quelqu'un qu'on en crève de le perdre?
Est-ce que c'est déjà de la folie ou juste les soubressauts d'un basculement dans l'absurde?
Est-ce être fou que de vouloir faire un pas en avant, juste un tout petit pas, dans le noir sans repère et sans arme?
Est ce que l'on risque vraiment de tomber et de ne pas s'en relever, les os brisés jusqu'à l'âme?
Ou est-ce qu'au contraire, on ne peut qu'en sortir grandi et plus fort?

Est-ce qu'on a le droit de dire vraiment ce que l'on a sur le coeur sans savoir si celui qui va l'entendre serait prêt pour ça?
Est-ce que l'on en devient moins respectable pour autant?

Est-ce que c'est fou d'aimer à en perdre la raison?
par alie
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Lundi 12 mai 2008
Quelqu'un a dit (ne me demandez surtout pas qui!) qu'en amour il n'y a pas de fierté.

J'ai souvent réflechi à cette maxime, et j'en suis toujours arrivée à la même conclusion : "pfffffffffffffffffff".
L'amour est le domaine où les fiertés, orgueuil et préjugés se répondent le mieux. Et on le retrouve dans toutes les phases de la relation, qu'il s'agisse de la rencontre, du passage à l'acte, du maintien de la relation, du sexe ou de la rupture.

Quelques exemples choisis au hasard:

Lors de la rencontre, les rôles sont souvent pré-déterminés. La femme se doit d'encourager l'homme par des oeillades appuyées, des sourires encourageants mais jamais directement au risque de passer pour une femme de petite vertu. Une femme "bien sous tout rapport" ne peut pas, dans un monde politiquement correct,  aller voir un homme et lui dire "bonjour, je suis Alie...Tu me plais". Ceci nous est dicté par la nature et le grand cycle de la vie que j'affectionne tant en ce moment. Le mâle chasse, la femelle attend la proie dans un subtil jeu de séduction. L'homme propose, la femme se contente de disposer. Ou pas.
 Sauf que de nos jours, l'homme ne prend plus l'intégralité des risques de la confrontation primaire. Et, bien souvent dépourvu de ce que l'on appelle communément des "couilles", il ne se risque qu'à faire des petits pas en avant, nous laissant, désespérées d'attendre (on a une horloge biologique nous!), dans l'obligation de faire le grand saut. Mais au final, et si cela vient à foirer (ouais je sais ça sent le vécu là!!), la femme se retrouve dans une position litigieuse à savoir se justifier de son audace. On reporte donc la responsabilité de la rencontre sur l'autre: "oui c'est moi qui l'ai abordé(e) mais c'est lui (elle) qui a tout fait pour". Comme si au fond, c'était une chose malsaine que d'avouer son intérêt pour l'un de ses semblables. Une honte. Bref, la loose!

Et cela continue, même si le foirage ne nous arrive pas en pleine face dés le départ (ouais là ça sent moins le vécu déjà...). On se plait, on le sait. On s'attire, et on en a envie à deux. Voui voui, mais faut bien que l'un des deux fasse un pas de plus pour en arriver à la consommation physique. Le risque étant encore grand de se ramasser, l'hésitation demeure. Nous arrivons à deux possibilités.
Soit la femme attend patiemment que le mâle dans toute sa splendeur approche: nonobstant le fait que cela peut prendre des plombes, il faut considérer que l'absence de réaction féminine trouble l'homme, qui ne veut pas (ou pas forcément) passer pour un gros beauf de base qui ne réflechit qu'avec ses parties génitales. Il ne sait plus s'il doit, s'il faut ou s'il ne faut pas. L'hésitation grandit au risque de laisser passer l'occase. Mais si la femme fait le premier pas, l'homme n'en revient pas et c'est du quitte ou double. L'homme, timide mais ouvert d'esprit, prendra la chose sous le bon angle et appréciera qu'on ait abrégé ses souffrances. Le trou du cul de base se dira "waouw la chaudasse"! Et là, c'est re-la loose!

Autre étape décisive. Le sexe (ouais là c plus des souvenirs que du vécu déjà...).
La femme se doit aujourd'hui encore, de refuser le premier acte, par politesse et par pudeur. Il est ainsi écrit que nous ne devions pas coucher le premier soir. Pas bien. Sale. Bouuuh. Et, ce même si les deux êtres brûlent de consommer leur désir dans la chair, c makash! Il n'y a guère que dans Titanic, qu'il est admis qu'on se fasse culbuter à l'arrière d'une charrette le premier soir sans que cela paraisse déplacé. Mais s'il faut attendre de mourir noyé dans le naufrage d'une barque...ça limite les possibilités.
Par ailleurs, il est toujours politiquement incorrect (et nous sommes en 2008) qu'une femme prenne son pied! Choquant, révoltant, hallucinant ou juste trés con...les choses sont encore ainsi. Une femme audacieuse au lit, c'est ce que recherche l'homme...mais ce n'est pas forcément celle qu'il présente à ses copains. Le plus souvent, l'homme n'osera que trés peu avouer l'étendue de ses fantasmes (et je prie intérieurement pour que celui qui m'a dit la première nuit qu'il se verrait bien en porte jarretelles soit un modèle unique!!!). Mais pour autant une femme ne peut pas dire non plus, du moins au début de la relation: prends moi en levrette oh oui! oh oui! fais moi mal!
Définitivement, la femme bien se doit de garder une posture encourageante, incitante mais sans être vulgaire et profondément sexuelle ou séxuée. Ce n'est que bien plus tard, quand chacun a baissé véritablement ses armes, qu'on peut se laisser aller à la gaudriole franche et duty-free. Et avant d'en arriver là, il nous faut trouver le juste milieu entre sexualité et sensualité et là...c'est la loose!

La rupture enfin (et c'est le sujet que je maîtrise le mieux-Amen) reproduit le même schéma.
Le malheur c'est l'autre et c'est point. On se reconnait bien quelques petites fautes par-ci, par-là, histoire de rester crédible, mais on l'avoue sans état d'ame: si ça a foiré, c'est de SA faute! Et on ne saurait déroger à la règle, ni en public, ni en privé. L'orgeuil empêche non seulement de s'excuser et de se remettre en cause, mais plus encore il empêche un retour en arrière. Il n'est pas concevable, dans la nature humaine, de refaire un pas vers l'autre lorsque l'âme et le coeur ont tant souffert. Personne (ou trés peu) n'arrivera à articuler, une fois la déchirure consommée: "je t'aime et j'en creve de vivre sans toi". Au mieux, on se contente d'exploser dans une fureur propre à faire souffrir l'autre dans la même intensité que sa souffrance bien à soi, et de lui jeter à la face: "tu ne veux plus de moi? tant mieux je ne veux pas de toi non plus...mais si tu reviens c'est mieux!".

La moralité de l'histoire c'est qu'en amour comme ailleurs, il ne faut jamais avouer franchement ce que l'on ressent au risque de passer pour un con...et de passer à côté de la réalité.

Et là...c'est la loose!
par alie
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